En ce sens, selon le député de Chauveau, une loi cadre et une politique de tarification ne peuvent être mises en place sans une réflexion profonde sur les impôts et les taxes payés par les contribuables.
Par ailleurs, Gilles Taillon a fait remarquer qu’il était inacceptable que, pour près de 40 % des tarifs, il avait été impossible au groupe de travail dirigé par M. Montmarquette de comparer les revenus de tarification avec les coûts que ces revenus sont censés financer. « Près de 4 milliards de dollars en tarification publique sous contrôle ministériel direct et indirect n’ont pas de lien avec les services offerts. Voilà 5 ans que les libéraux sont au pouvoir et qu’ils se traînent les pieds. Chaque année, les Québécois versent 4 milliards dans les coffres de l’État sans qu’il soit possible de faire le lien avec des services concrets. Il est temps que le gouvernement fasse le ménage et ramène un minimum de transparence », a affirmé le député.
Enfin, Gilles Taillon a pressé la ministre d’agir. « Le Rapport Montmarquette met bien en évidence les problèmes soulevés par la nécessité de rattrapages tarifaires brutaux. Il montre aussi clairement que le processus tarifaire en vigueur au sein des ministères manque de rigueur et de transparence. Après 5 ans d’inaction, il est à souhaiter que le Rapport Montmarquette ne se retrouve pas, lui aussi, sur les tablettes mais, qu’au contraire, il soit à la base d’une réflexion plus profonde sur l’ensemble de notre fiscalité. On ne peut pas augmenter les tarifs si on ne se préoccupe pas des autres sources de revenus. À la fin, l’objectif recherché, c’est le meilleur véhicule fiscal pour alléger le fardeau fiscal total des contribuables », a conclu M. Taillon.
-30-

















